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Shadow banking : les risques de contagion demeurent

Posté le : 02/05/2018

(La Tribune) La Banque de France, qui organisait ce mercredi une conférence sur la finance parallèle, insiste sur la nécessité de mieux connaître les interconnexions des acteurs traditionnels de la banque et de l’assurance avec cet autre pan, devenu massif, de la finance peu ou pas régulée. Elle appelle de ses voeux des stress tests de liquidité prenant en compte la gestion d’actifs. (…) « Une partie du "shadow banking" est encore trop vulnérable aux risques de crédit, de liquidité, de levier ou encore de maturité, et il existe un potentiel non négligeable d'instabilité financière par la propagation au reste du système financier », a insisté François Villeroy de Galhau. (…) « Pour mesurer l'impact global des chocs, nous avons besoin de macro stress-tests de liquidité incluant les fonds d'investissement : ces acteurs sont potentiellement vulnérables aux "runs" [désengagements massifs, Ndlr] en cas par exemple de choc boursier, s'ils sont ouverts et n'ont pas de dispositif de plafonnement des rachats » a plaidé le gouverneur de la Banque de France. (…) « Certaines activités de gestion d'actifs liée au "shadow banking" peuvent induire des risques. En particulier, dans certaines circonstances, les organismes de placement collectif (OPC) peuvent présenter des caractéristiques qui les exposent à un risque de désengagement massif. Par exemple, les OPC qui investissent dans des actifs relativement illiquides et remboursables sur demande ou à court terme peuvent subir des retraits massifs et rapides lorsque des phénomènes de fuite vers la qualité ou vers la liquidité provoquent des tensions sur les marchés », écrit le secrétaire général du CSF.