Les marchés de matières premières secoués par la multiplication des risques géopolitiques
15/05/2018

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(Les Echos) (…) Ces dernières semaines, les prix des métaux ont été baladés. L'aluminium s'est envolé (+20 % en deux semaines) quand Washington a placé le producteur russe  Rusal sur liste noire, avant de retomber lorsque l'administration américaine a tempéré ses ardeurs. « C'est une année exceptionnellement volatile pour le marché de l'aluminium, confirme Rory Johnston, économiste chez Scotiabank. Les prévisions de disponibilité des produits au niveau mondial ont été ruinées par les coupes chinoises liées à l'environnement, puis la politique douanière américaine et les sanctions contre les oligarques russes. » Dans le sillage de l'aluminium, le palladium, le nickel, le cuivre, connaissent aussi de gros soubresauts. Quant au pétrole, avec le nouvel embargo que les Etats-Unis veulent imposer à  l'Iran , la crise au Venezuela et la forte montée des tensions au Moyen-Orient, il atteint un niveau sans précédent depuis 2014, proche de 80 dollars. Pour Bank of America-Merrill Lynch, désormais « il y a un risque d'un baril à 100 dollars ».  La géopolitique s'est donc réinstallée en reine sur les marchés de matières premières. Problème, l'incertitude liée à l'impact de ces risques à plus long terme est grande. (…)  « Pour la première fois depuis des décennies, le risque politique est le risque principal dont les négociants de matières premières doivent se préoccuper », dit alors, au « Financial Times », Mark Hansen, le directeur général de Concord Resources. Selon lui, ce n'avait pas été le cas depuis les années 1980.

 

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