Les investisseurs commencent à se détourner des marchés émergents
05/06/2018

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(Les Echos) Ainsi, la semaine dernière (au 30 mai), les fonds en actions émergentes ont enregistré des rachats nets hebdomadaires de 2 milliards de dollars. Un niveau qui n'avait plus été vu depuis décembre 2016. Quant à ceux dédiés à la dette émergente, ils ont connu une sixième semaine consécutive de sorties nettes (-600 millions de dollars). Un phénomène logique : avec la remontée du dollar et des rendements des actifs plus sûrs - notamment les obligations américaines -, les investisseurs ont de moins en moins d'incitations à aller chercher du rendement sur ces marchés risqués. La plupart des gestionnaires d'actifs relativisent. « C'est un stress de marché, pas une crise. Ce sont les pays avec les comptes courants les plus déficitaires, comme la Turquie et l'Argentine, qui souffrent le plus. A l'inverse, la Corée du Sud, Taïwan ou la Chine continuent d'attirer les investisseurs », estime Xavier Hovasse, responsable des actions émergentes chez Carmignac.  (…) Les pays émergents ont, dans l'ensemble, nettement amélioré leurs balances courantes depuis 2013. « Pour la plupart d'entre eux, la remontée des taux est tout à fait gérable », indique Patrice Lemonnier, responsable actions pays émergents chez Amundi. La principale inconnue, selon lui, est l'Italie. « Si l'avenir de la zone euro se mettait à inquiéter les investisseurs, cela ferait remonter l'aversion au risque et les marchés émergents dans leur ensemble pourraient en souffrir. »
 

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