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Zone euro : le secteur bancaire grec est-il sorti de l'ornière ?

Posté le : 04/09/2018

(La Tribune) (…) Malgré l'enthousiasme suscité par l'annonce de la sortie de la Grèce des plans d'aide économique, les banques grecques semblent garder en tête que de gros efforts devront être fournis. Selon le directeur général d'Alpha Bank, Dimitrios Mantzounis, cette sortie représente, certes, une occasion de ramener un « climat positif » pour la Grèce, mais la convalescence des banques devra se faire avant tout par « la poursuite des réformes structurelles ». Pour Jesus Castillo, économiste spécialiste de l'Europe du Sud et du bassin méditerranéen chez Natixis, le temps pourrait jouer en la faveur des banques grecques, qui doivent encore effacer les traces de la crise. « La qualité de leurs actifs s'est dégradée, les banques doivent encore améliorer leur solvabilité et il faudra du temps pour que les investisseurs leur accordent à nouveau leur confiance. Il n'y aura pas de changement rapide et à court terme. », a expliqué Jesus Castillo, ajoutant que « le bilan des banques devra être assaini, comme cela avait été fait en Espagne ou en Italie, dont les banques avaient mis du temps à se débarrasser de ses prêts douteux ». En mai dernier, les résultats aux stress test des quatre principaux établissements bancaires du pays (dans l'ordre : Banque du Pirée, Banque nationale grecque, Eurobank et Alpha Bank) avaient quelque peu rassuré. (…) Cependant, la BCE avait fait remarquer dans un communiqué que les résultat des tests ne pouvaient être considérés comme une réussite ou un échec dans la mesure où aucun seuil minimal de fonds propres n'avait été défini à l'avance, et qu'en cas de scénario économique du pire, elles subiraient une forte dégradation de leur bilan à l'horizon 2020, de l'ordre de 15,5 milliards d'euros.